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fle
Description du blog :
Parti pour rénover une centrale hydraulique au cameroun, j'y tiends mon journal de voyage.
Catégorie :
Blog Tourisme et Voyages
Date de création :
08.07.2007
Dernière mise à jour :
29.02.2008

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Mardi 24 Février à la fin de semaine

Publié le 29/02/2008 à 12:00 par fle
Je devais rentrer aujourd’hui, mais vu les évènements à Douala, le consulat de France m’a conseillé de ne pas me rendre à Douala. (Christian m’apprend qu’il y a eu des morts à Douala.)

Je suis donc leurs instructions. De mon coté, je regarde à passer par Yaoundé. Christian dit que c’est une bonne idée, par contre il ne veut pas prendre se voiture afin d’économiser l’essence. Il me propose d’y aller en car. Personnellement je ne suis pas trop chaud pour cette solution. Je lui proposes plutôt de trouver un autre chauffeur pour nous conduire (lui et moi) à la capital administrative. Cette solution semble bien lui convenir (par contre ça aura un coût.). Enfin d’ici là il faut que je contacts Air France.

Le numéro à Douala ne répond pas. Et dure de trouver le numéro de Yaoundé (2h00 au tel avant d’avoir un numéro qui répond). Finalement, j’arrive à les joindre. Il n’y a pas d’avions pour Paris depuis Yaoundé avant Jeudi. Mais, il m’informe que la situation semble se calmer. Je repousse donc mon billet d’une journée et ferais le point demain (mercredi), si sa reste calme et que le consulat ne me le déconseille pas je prendrais l’avions à Douala. Dans le cas contraire, je verrais la possibilité de me rendre à Yaoundé pour prendre l’avion Jeudi. (Je penses dans se cas voir avec le consulat pour organiser un petit convois si d’autre veulent prendre la même option que moi.)

Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre.

Durant la soirée les stations service vont toutes fermée par pénurie d’essence. Durant la nuit alors que nous nous rendions à un restaurant avec George nous voyons des manifestant bloquer la route. Demi tour et retour à l’hôtel. Finalement, nous n’en bougerons plus. Des militaires passent et demande de fermer le restaurant de l’hôtel. Heureusement pour nous le patron accepte de nous servir dans nos chambres.

Mercredi :

Se matin tout est revenu dans le calme. Durant la nuit les militaires on calmé les manifestants en dialoguant avec eux. Malgré tout la gendarmerie patrouille dans Edéa et contrôle les points d’accès.

Ca c’est un peu calmé à Douala, mais il est toujours impossible de circuler. Je reprend contact au près du consulat. Ils me disent de surtout ne pas aller sur Douala. Je leur parle de me rendre sur Yaoundé, il me le déconseille fortement. Je reste donc à l’hôtel (sa tombe bien j’ai prévu de bon bouquins au quel je n’ai pas touché durant mon séjour.). Les informations que je récupère à gauche et à droite disent que sa chauffe sur Yaoundé (on parle d’escarmouche avec des armes à feu.).

A midi avec George, nous allons à la banque pour prendre des liquidités. Impossible de retirer plus de 100 000 FCFA et sous forme de billets de 5 000 FCFA. Cela devient inquiétant si nous nous retrouvons sans cash nous allons avoir de plus en plus de soucis.

En début d’après midi je contact à nouveau le consulat. De nouveau ils me conseil de ne pas voyage et de plus maintenant me conseil de sortir le moins possible. Durant l’après midi l’hôtel se retrouve sans eau courante (heureusement il reste les sceaux d’eau mais je n’ai pas du tout l’habitude de me laver comme sa !!)

En soirée, nous apprenons que le président va faire une intervention télévisée. Tout le monde espère fortement qu’il va avoir un discours apaisant.

Lors de son intervention, le président parle « d’apprentis sorciers » qui manipulent les jeunes pour les pousser à la violence. Il dénonce les pillages. Il clame haut et fort que ce n’est pas la rue qui doit renverser un pouvoir conquit par les urnes.

(En effet l’année dernière durant mon séjour au Cameroun, il y a eu une élection que le président actuel a remporté haut la main. Mais d’un autre coté il n’avait aucun opposant en face de lui. Enfin si mais jamais je n’ai entendu ses opposants à la télé ni vue de tract où banderoles. Alors que le pouvoir en place s’affiche partout distribuant même à tour de bras des tee-shirts à leur effigie !!)

Le président proclame qu’il va ramener le calme au Cameroun, par la force si nécessaire. Les responsables pour les éventuels victimes seront « les apprentis sorciers » qui manipulent les masses. Il n’aura pas eu un mot sur les revendications des manifestants, ne parlant d’eux que comme des pilleurs et casseurs.

Inutile de vous dire que son discours passe particulièrement mal auprès des camerounais, l’impression général est qu’au lieu de calmer les gents son discours aura chauffé les esprits. Se que je trouve particulièrement inquiétant, c’est qu’en plus pas un seul dirigeant des opposants n’est interviewé où diffusé.

Jeudi :

Se matin je reprends le travail (inutile de passer une autre journée à l’hôtel pour attendre). Nous sommes seul à nous déplacer en véhicule dans Edéa. Là ou d’habitude c’est la cohue des voitures et motos, maintenant c’est envahie de piétons.

Les nouvelles que Christian me rapporte ne sont des plus rassurantes. Il parle d’émeutiers qui se vengeraient sur les familles des militaires qui tirent sur la foule. Il me raconte que des commissariats se font piller pour récupérer les armes. Vraiment le discours du président n’a pas calmé les esprits !!

Mercredi :

Se matin le consulat fait le point avec nous, ils sont en train de recenser tous les ressortissants extérieur à Douala. Il ne parle pas d’évacuation mais demande quand même nos numéros de téléphone pour nous joindre en cas d’urgence.

Nous apprenons que le consulat de France passe un message en boucle sur RFI, pour que les ressortissants français se fasse connaître.

Nous décidons tous les trois de préparer nos bagages afin d’être prêt au où. De mon coté pas de soucis vue que je devais partir mardi, sauf une grosse valise du boulot que finalement je ramènes à la centrale. (Inutile de me charger de trop avec une valise encombrante et lourde.)

Retour de repas, le consulat nous contact : Une personne partant de Kribi organise un convois de véhicule Français jusqu’à Douala où des militaire Français les attendent. Je saute sur l’occasion il me fallait partir, là j’ai une bonne opportunité. (Depuis Kribi ils sont obligés de passer par Edéa.)

Je prends contact avec Air France histoire d’être sure d’avoir une place dans l’avion (je préfères autant resté à Edéa que me retrouver bloqué à Douala). Après, une heure de tentative j’arrive enfin à joindre Air France à Yaoundé. Heureusement j’ai un billet électronique l’interlocuteur arrive grâce à cela à me réserver une place dans l’avion de se soir.

Je préviens George que je pars donc avec Christian pour la capital, je vois aussi avec lui que par sécurité afin d’être certain de pouvoir faire l’allé et le retour (tant pour Christian que pour moi en cas de soucis) nous prenons un baril d’essence que nous avions mis de coté.

Je retourne donc presto à l’hôtel et emballe rapidement les dernières affaires. Le consulat à prévu que le convoi partirait entre 14h00 et 15h00 de Kribi, cela le fait passer entre 16h00 et 17h00 au péage de Edéa. A 15h00, avec Christian nous nous installons donc dans un petit bar (petit bar au Cameroun c’est un toit en tôle avec 4 pieds et des bancs fait de planches récupéré.) juste en face le péage. Il ne nous reste plus qu’à attendre.

15h40, nous voyons 2 4x4 conduit par des blancs, passer le péage nous regardons derrières une dizaine de véhicules se suivent tous très chargé. Notre convoi est là. Nous ne cherchons pas plus loin, après un simple salut de la main nous nous insérons dedans et en route pour Douala.

La route est particulièrement calme. Un axe particulièrement chargé habituellement est complètement désert aujourd’hui. Avec Christian, nous nous demandons comme nous allons pouvoir faire dans Douala. Pas question que mon chauffeur se retrouve bloqué sans escorte dans Douala, et Christian refuse de me lâcher comme sa dans la capital où ont lieu les émeutes. Nous trouvons un commun accord, d’attendre le contact avec les militaires pour voire. Au pire, s’il n’y a pas de solutions qui nous conviennent nous pouvons toujours retourner à Edéa. La ville étant très tranquille.





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Week end et Lundi 23 Février

Publié le 29/02/2008 à 12:00 par fle
Se week-end, nous nous rendons avec George sur Doula pour nos billet d’avions, puis direction Limbé (une petite station balnéaire au pied du mont Cameroun).

Parti un peu en retard, George n’a pu changer son billet, de mon coté pas de soucis je décolles Mardi soir arrivé Mercredi matin.

Maintenant direction Limbé (comme d’habitude je n’avais rien compris, je pensais qu’on repassait à l’hôtel avant, mais pas du tout résultat je suis parti en week-end sans affaire de rechange.)

La route pour sortir de Douala est très poussiéreuse et le soleil tape. Pourtant il y a une brume assez importante. Le reste de la route est assez vallonnée, malgré tout il y fait toujours aussi chaud et lourd. Et la brume nous empêche de profiter du paysage.

Le mont Cameroun est un volcan, en chemin on croise une coulée de lave assez récente (6 ans) elle c’est arrêter juste après la route. (Du coup, ils ont fait une nouvelle chaussée qui l’évite.)

Les plages de Limbé sont faites de sable noir (normale région volcanique). Nous avons pris un hôtel assez haut de gamme (miracle !!! de l’eau chaude pour la douche).

Mais toujours aussi impressionnant : bien que matériellement le standing au quel ils prétendent est là, le service y est assez mauvais, le meilleur exemple, le soir alors que nous allions manger vers 21h00, on nous fait fortement comprendre qu’il est tard et qu’on les embêtes a venir manger seulement maintenant.

Le matin, le petit déjeuné est servit dans une sorte de cantine avec des tablées de 20 personnes. (Pour un hôtel de grand standing sa laisse à désirer).

Le dimanche midi nous allons manger sur le port. Repas typique camerounais : Nous allons choisir notre poisson frais parmi plusieurs vendeurs et on nous le prépare au barbecue, un autre vendeur nous propose des boissons. Puis nous prenons place sur une tablée commune à tous les marchands.

Vue qu’il y a beaucoup de route plus Douala à traverser, nous reprenons la route juste après mangé. Sa ronfle dure pendant le retour jusqu’à Douala.

Sorti de Douala, la route est noir comme brûlé, nous voyons effectivement quelques pneus brûlés sur le bas coté. Plus loin, on voit une carcasse calcinée de bus. Là Christian questionne un enfant que l’on croise. Il y a eu des émeutes dans la nuit de Samedi à Dimanche contre le prix du carburant.

Toute la route pour sortir de Douala porte les traces des émeutes. Dans la voiture pas un bruit, on se demande comment sa va se passer. Finalement nous arrivons à l’hôtel sans encombre.

Sur place nous apprenons que demain (Lundi) une grève des taxis motos est prévue à Douala.

Lundi :

Réveil tranquille, il n’y a pas de bruit se qui est étonnant vue que nous sommes sur l’axe Yaoundé-Douala. J’apprends en prenant le petit déjeuné que Douala est complètement bloqué par la grève. Les manifestants (principalement les taxis motos) protestent contre le prix de l’essence trop chère. Mais, il y a d’autres contestation, le président actuel qui après 25 ans au pouvoir veut modifier la constitution pour resté au pouvoir, le prix de tous les produits de première nécessitées, les salaires qui n’ont plus évolué depuis plusieurs années et le chômage qui est omniprésent.

Le problème qui se présente à moi est que je dois prendre l’avion demain et l’accès est justement bloqué.

Par sécurité nous faisons le plein des voitures afin de pouvoir circuler tranquillement.

Semaine du 18 au 22 Février

Publié le 29/02/2008 à 12:00 par fle
Boulo, boulo et boulo.

Beaucoup de soucis avec la machine et dure d'avoir les disponnibilitée nécessaire par manque d'eau.

Dimanche / Lundi 17 et 18 Février

Publié le 19/02/2008 à 12:00 par fle
Dimanche comme prévu je suis allé à Kribi. Ca fait du bien l'air iodé, les crevettes et le poisson frais.

Par contre pour l’allé, nous sommes passé à un barrage de police, cette fois ils avaient une moto, nous nous sommes donc arrêté. Mais Christian gérant toujours très bien c’est arrêter bien après le barrage et est allez les voire. Les policiers ne se déplaçant pas, ils n’embêtent pas le toubab comme sa. (Bon ça nous a quand même coûté 2000FCFA)

Lundi reprise du boulot après un très bon week-end. Les essais se présentent très bien. Nous devrions avoir fini pour Mercredi ou Jeudi.

Samedi 16 Février

Publié le 17/02/2008 à 12:00 par fle
Samedi, grâce matinée sa fait du bien après une semaine de travail. Je profite de la matinée pour compléter mon journal, Christian ne vient me prendre qu’à partir de 11h00.

Notre ancien restaurant où nous mangions le midi est fermé maintenant. L’ancien propriétaire est mort. Du coup nous nous rabattons sur un petit restaurant au bord de la Sanaga. Il est nettement moins luxueux mais on y mange bien pour un prix raisonnable. Le seul souci est le manque de choix. Et pas question d’y demander des fruits nous avons leur répéter que nous serions intéressé d’en prendre le midi cela ne change rien.

Enfin ce midi nous sommes allé à Douala avec Christian, quelques courses à faire et des amis à voire. Je visite un peu la ville c’est joli et assez développé.

Forcément comme d’habitude, j’ai oublié quelque chose en France : mes mémoires pour l’appareil photos. Enfin rien de grave j’ai le téléphone pour faire quelques vidéo et photos.

Vidéo Youtube

Vendredi 15 Février

Publié le 17/02/2008 à 12:00 par fle
Aujourd’hui nous n’avons pas avancé beaucoup au travail, le client a des soucis sur son système. Donc petite journée tranquille.

Par contre la chaleur est limite supportable : 70% d’humidité pour une température de 45°C. Je trempe mes tee-shirts.

Bon je file, le week-end m’attend. J’ai un programme chargé en perspective. Samedi je fonce à Douala avec Christian et Samedi à Kribi

Jeudi 14 Février

Publié le 15/02/2008 à 12:00 par fle
Le chantier avance bien. Pour le moment c’est boulot à fond. La vie à l’hôtel est tranquille. Bon on reste au Cameroun avec c’est petit problème : Un jour il n’y a pas de pain, le lendemain pas de sucre pour le café. L’électricité marche parfois c’est déjà pas mal. Par contre la douche est toujours aussi froide et l’eau coule très doucement (se qui force à rester plus longtemps sous l’eau glacée !)
Bref tout va bien ici. Normalement je devrais rentré en France en fin de semaine prochaine mais rien de bien sure.

Mercredi 13 février

Publié le 14/02/2008 à 12:00 par fle
Au boulot très tôt se matin !! 05h00

Nous avons pue faire tous les essais voulu dans la journée. Nous avons commencé à débiter les mégawatts. Tout le monde a applaudi. Le chantier est en phase final.

Se soir je suis resté tranquille à l’hôtel trop fatigué. (P.S. note pour plu tard, ne pas rajouter de piment dans les plats camerounais)

Vidéo Youtube

Mardi 12 février

Publié le 13/02/2008 à 12:00 par fle
Réveil tranquille se matin, je reprend le travail. La machine tourne les essais avances doucement. Début d’après midi on nous annonce qu’il n’y a pas assez d’eau pour continuer. Nous planifions une reprise des essais demain matin à 5h00.

Se soir, je suis allez avec Georges un collègue de SARELEM qui travail sur le coté mécanique des machines. Ils nous fait inviter chez des amies à lui et passons une très bonne soirée. Malheureusement je dois les quitter assez tôt, je me lève tôt demain matin.

Lundi 11 février Retour au cameroun

Publié le 12/02/2008 à 12:00 par fle
Lundi 11 février Retour au cameroun
Après de longues semaines d’attentent le billet repoussé d’une semaine toutes les semaines (et souvent averti le vendredi), me revoilà parti pour le Cameroun.

L’aventure commence à peine une fois arrivée à l’Aéroport de Nantes, mon billet est prévu pour demain non pour aujourd’hui ! L’agence de voyage c’est trompée. Me voilà en train de négocier pour trouver une solution, il reste bien de la place dans l’avion Paris Douala mais plus de place pour Nantes Paris. Je sens que je vais devoir repousser mon départ d’une journée finalement. Par chance au dernier moment on m’annonce un désistement. Et me voilà en train de courir pour enregistrer mes bagages et passer la sécurité.

Me voilà arrivé à Paris maintenant grande question, les grèves des contrôleurs aériens vont-elles avoir une incidence sur mon vol ?

Finalement aucun soucis avec la grève l’avion part à l’heure. Le trajet se passe sans soucis. Me voilà de retour au Cameroun, a peine arrivé à l’aéroport la chaleur me tombe dessus. Les problèmes commence : Mes valises ne sont pas à l’aéroport. Et me voilà dans le bureau Airfrance pour signaler la perte (voir photo). Beaucoup de gents on le même soucis.

Heureusement, rapidement ils trouvent le problème : Un container a été envoyé à Yaoundé. Ils seront de retour se soir (bizarrement sa n’inquiète personne un peu comme si cela arrivait souvent, ha le Cameroun). Je retrouve Christian qui est venu m’accueillir. Pour patienter, il m’emmène rencontrer un peu de monde. Je récupère finalement mes bagages vers 23h00 et nous voilà en route pour Edéa. Christian est assez stressé par le risque d’ennuis avec les barrages de police la nuit. Mais comme il sait bien le faire, nous passons sans nous arrêter.

1h00 mon voyage d’aller se termine, je m’installe et demain commence le boulot.
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