Se week-end, nous nous rendons avec George sur Doula pour nos billet d’avions, puis direction Limbé (une petite station balnéaire au pied du mont Cameroun).
Parti un peu en retard, George n’a pu changer son billet, de mon coté pas de soucis je décolles Mardi soir arrivé Mercredi matin.
Maintenant direction Limbé (comme d’habitude je n’avais rien compris, je pensais qu’on repassait à l’hôtel avant, mais pas du tout résultat je suis parti en week-end sans affaire de rechange.)
La route pour sortir de Douala est très poussiéreuse et le soleil tape. Pourtant il y a une brume assez importante. Le reste de la route est assez vallonnée, malgré tout il y fait toujours aussi chaud et lourd. Et la brume nous empêche de profiter du paysage.
Le mont Cameroun est un volcan, en chemin on croise une coulée de lave assez récente (6 ans) elle c’est arrêter juste après la route. (Du coup, ils ont fait une nouvelle chaussée qui l’évite.)
Les plages de Limbé sont faites de sable noir (normale région volcanique). Nous avons pris un hôtel assez haut de gamme (miracle !!! de l’eau chaude pour la douche).
Mais toujours aussi impressionnant : bien que matériellement le standing au quel ils prétendent est là, le service y est assez mauvais, le meilleur exemple, le soir alors que nous allions manger vers 21h00, on nous fait fortement comprendre qu’il est tard et qu’on les embêtes a venir manger seulement maintenant.
Le matin, le petit déjeuné est servit dans une sorte de cantine avec des tablées de 20 personnes. (Pour un hôtel de grand standing sa laisse à désirer).
Le dimanche midi nous allons manger sur le port. Repas typique camerounais : Nous allons choisir notre poisson frais parmi plusieurs vendeurs et on nous le prépare au barbecue, un autre vendeur nous propose des boissons. Puis nous prenons place sur une tablée commune à tous les marchands.
Vue qu’il y a beaucoup de route plus Douala à traverser, nous reprenons la route juste après mangé. Sa ronfle dure pendant le retour jusqu’à Douala.
Sorti de Douala, la route est noir comme brûlé, nous voyons effectivement quelques pneus brûlés sur le bas coté. Plus loin, on voit une carcasse calcinée de bus. Là Christian questionne un enfant que l’on croise. Il y a eu des émeutes dans la nuit de Samedi à Dimanche contre le prix du carburant.
Toute la route pour sortir de Douala porte les traces des émeutes. Dans la voiture pas un bruit, on se demande comment sa va se passer. Finalement nous arrivons à l’hôtel sans encombre.
Sur place nous apprenons que demain (Lundi) une grève des taxis motos est prévue à Douala.
Lundi :
Réveil tranquille, il n’y a pas de bruit se qui est étonnant vue que nous sommes sur l’axe Yaoundé-Douala. J’apprends en prenant le petit déjeuné que Douala est complètement bloqué par la grève. Les manifestants (principalement les taxis motos) protestent contre le prix de l’essence trop chère. Mais, il y a d’autres contestation, le président actuel qui après 25 ans au pouvoir veut modifier la constitution pour resté au pouvoir, le prix de tous les produits de première nécessitées, les salaires qui n’ont plus évolué depuis plusieurs années et le chômage qui est omniprésent.
Le problème qui se présente à moi est que je dois prendre l’avion demain et l’accès est justement bloqué.
Par sécurité nous faisons le plein des voitures afin de pouvoir circuler tranquillement.